Mode

Vers une consommation de la mode responsable

22 janvier 2018
- 9 commentaires

mode responsable : mieux consommer et préserver la planète

Il faut que je vous avoue quelque chose. Vous savez que mon blog est centré sur le mode de vie « green ». C’est à dire que j’essaie de faire attention à ce que je consomme et que, dans la mesure du possible, j’essaie d’avoir en tête l’intérêt de la planète. Je vous parle souvent de cosmétiques bio, de ménage au naturel, d’alimentation saine et végétarienne, de petits gestes éco-responsables, de minimalisme… Pourtant, je ne vous parle presque jamais de mode. Est-ce parce que le sujet ne m’intéresse pas ? Eh bien pas du tout. Je dirais même que le sujet m’intéresse de plus en plus. Pourtant, je ne me sens pas suffisamment légitime en l’évoquant ici.

Eh oui, parce que si je n’ai aucun mal à être en accord avec mes convictions lorsque je choisis mes cosmétiques, c’est une autre paire de manches lorsque je dois remplir mon dressing. La mode est un secteur extrêmement polluant. Pire, c’est un secteur qui emploie des travailleurs dans des conditions douteuses, tout cela pour vendre aux consommateurs les plus aisés, avec de grosses marges. La mode est également en renouvellement incessant. Il y a bien assez d’habits pour vêtir toute la planète, pourtant le gaspillage textile continue de grappiller du terrain.

Tout cela, je le sais. Pourtant, il m’arrive encore d’acheter des vêtements de marques conventionnelles, peu éthiques, dont je ne connais pas grand chose des conditions de fabrication. Et je pense que je ne suis pas la seule… Pour l’instant, j’essaie d’assumer mes contradictions, tout en réfléchissant à des alternatives plus satisfaisantes pour la planète et pour ma conscience. Je fais donc des efforts, tout en sachant que l’on peut toujours faire mieux. Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler de mes critères pour essayer de limiter mon impact sur l’environnement, tout en conservant le plaisir de porter des habits qui me plaisent.

J’espère que vous comprendrez ma démarche, malgré ses imperfections. Je suis en plein cheminement et j’avance par étapes. J’aimerais beaucoup échanger avec vous et connaître vos points de vue sur le sujet, alors n’hésitez pas à partager également vos expériences et vos doutes !

Consommer la mode responsable, pourquoi est-ce si difficile ?

Je vais parler pour moi, mais je pense que d’autres se reconnaîtront. Acheter éthique, ce n’est pas si évident, et ce pour plusieurs raisons :

  • Le prix : Cela reste le nerf de la guerre. Payer convenablement ses salariés, cela coûte cher. Choisir des matières biologiques, saines, non polluantes, cela coûte cher. En conséquent, le vêtement éthique sera globalement plus cher que son homologue conventionnel. Je suis dans une logique d’acheter moins, mais mieux (et de meilleure qualité). Mettre le prix ne me dérange pas lorsque je trouve cela justifié. Pourtant, la mode n’est pas un secteur dans lequel j’ai envie de dépenser des sommes folles. Certains habits ou accessoires (pulls, manteaux, sacs…) peuvent voir leurs prix s’envoler dès que cela concerne la mode éthique, jusqu’à plusieurs centaines d’euros. J’ai été tellement conditionnée à trouver « normal » de ne payer un habit qu’une dizaine d’euros, que j’ai du mal à repérer un prix réellement juste. Pour l’instant, je ne souhaite pas allouer un gros budget au secteur de la mode ; je préfère économiser dans l’optique de m’offrir de belles expériences qui me font vibrer, comme les voyages.
  • La difficulté d’accès : J’habite en campagne. Il n’y a pas de boutiques « mode responsable » par chez moi. La plupart des marques éthiques que je connais vendent sur Internet. J’apprécie davantage essayer le vêtement en boutique, notamment lorsque je ne connais pas encore la marque.
  • La correspondance avec mes goûts : J’ai du mal à l’admettre, mais j’ai bien du mal à avoir un coup de cœur chez les marques de mode responsable. Je trouve soit les vêtements trop originaux, soit dans des coupes peu flatteuses pour ma silhouette… Je généralise un peu, mais je n’ai pas encore découvert de marque dont les vêtements m’aient énormément séduite.

Ce que l’on peut faire pour consommer mieux

Comme précisé en introduction, je cherche à faire des efforts. Depuis quelques années maintenant, je mets en place de petits astuces pour consommer de manière plus réfléchie et responsable. En voici quelques unes, qui m’aident à me repérer et à ne pas dépenser sur un coup de tête :

➤ Faire le tri

Saviez-vous que les français portent en moyenne 30% de leurs vêtements ? Cela signifie que les 70% restants ne sont jamais portés et restent sagement au fond d’un placard.

Ma première résolution a donc été de porter régulièrement tous les vêtements de mon dressing. Si un vêtement n’est pas porté au moins une ou deux fois par an (j’englobe donc les vêtements portés uniquement lors d’une occasion spéciale, comme un mariage), alors c’est que je n’en ai pas besoin.

Je fais donc très régulièrement un tri dans mon dressing. J’élimine les vêtements qui ne me plaisent plus, qui ne me mettent pas en valeur ou qui sont trop abîmés pour être réparés. Par souci de minimalisme, je préfère avoir des placards un minimum épurés et cohérents avec mes goûts. N’hésitez pas à relire mon article sur le minimalisme, j’y explique en détails comment je m’y prends pour trier.

J’essaie d’avoir à tout moment d’avoir une garde-robe qui répond à mes besoins. Lorsque j’ai envie d’une nouveauté, j’applique une règle simple : un vêtement qui rentre = un vêtement qui sort. C’est un peu strict, mais c’est efficace. Bien souvent, je me rends compte que mes vieux habits peuvent aisément prendre le chemin de la sortie, pour faire place à des pièces plus neuves et plus en accord avec mon style.

➤ Recycler

Malheureusement, moins d’un quart de nos vêtements  sont recyclés. De trop nombreux vêtements sont jetés à la poubelle alors que ceux-ci peuvent être donnés, revalorisés ou recyclés. La France est en retard sur ses voisins européens à ce niveau-là. Alors que le gaspillage alimentaire commence à éveiller les consciences, le gaspillage textile est encore méconnu. Pourtant, on parle quand même de 442 millions d’euros de vêtements jetés chaque année !

Pour ma part, hors de question de jeter mes vêtements, même lorsque ceux-ci sont très abîmés. J’ai l’habitude depuis toujours de faire des dons, de deux manières :

  • En déposant mes habits dans un point Relais : il s’agit d’une société coopérative rattachée à Emmaüs qui valorise les vêtements (97% des dons sont utilisés et seuls 3% partent à la déchetterie). Ils prennent tout, à condition que les matières soient propres et sèches. C’est donc valable également pour les chaussures (par paire) et le linge de maison. Il existe plus de 16 000 points de collecte en France. Il y en a forcément un pas trop loin de chez vous !
  • En les confiant à un proche qui voyage régulièrement en Afrique : il distribue mes vêtements aux enfants et à leurs parents, qui accueillent toujours les dons avec un grand enthousiasme.

Il s’agit d’un geste écologique tout simple, auquel je tiens beaucoup.

En agissant, nous contribuons à la protection de la planète mais également à l’insertion de personnes en difficulté, par la création d’emplois durables. N’hésitez plus à recycler !

➤ Définir son style

Comme je le précisais en introduction, je m’intéresse de plus en plus à la mode. Je ne parle pas des tendances (même si elles m’influencent forcément un peu), ni même du domaine de la mode et tout ce que cela englobe. Je n’ai aucun attrait pour ce milieu, encore moins pour le secteur de luxe. Non, ce qui m’intéresse moi, c’est ce qui fait le style d’une personne – et donc, comment définir SON style.

Je suis persuadée que les vêtements que nous portons reflètent notre personnalité. Ou qu’en tous cas, ils reflètent la partie de notre personne que l’on souhaite montrer au monde. Je dirais même que la façon que nous avons de nous habiller donne une petite idée de l’estime que nous nous portons. Et je trouve cela fascinant !

Pendant des années, j’ai acheté sans tellement réfléchir. J’ai porté des vêtements qui me plaisaient, certes, mais que je ne savais pas toujours bien associer. Ou bien que j’avais acquis parce qu’ils étaient « dans l’air du temps ». Je mélangeais un peu tous les styles, sans forcément trouver celui qui me correspondait. Et autant j’ai apprécié passer du style « preppy » au style plus « rock » d’une semaine à l’autre lorsque j’ai été adolescente puis jeune adulte, autant j’ai envie de plus de constance aujourd’hui.

Indubitablement, le fait de mieux en mieux cerner mon style m’a aidée à consommer de manière responsable. Maintenant, je recherche des pièces élégantes et confortables, souvent unies. Voici quelques pistes pour vous aider à définir votre propre style :

  • Ne pas hésiter à créer des tableaux sur Pinterest, en regroupant les tenues qui vous plaisent le plus. C’est une formidable source d’inspiration !
  • Séparer les pièces automne/hiver et celles de printemps/été. Pour chaque saison, choisir 3 couleurs dominantes et essayer de s’y tenir. Par exemple, je porte une dominante de gris/noir/beige pour l’hiver. Classique, mais cela fonctionne. Pour l’été, j’ai une préférence pour l’association bleu et blanc. Avec une touche de couleur de temps en temps.
  • Faire des essais à la maison : Confectionnez des tenues avec les vêtements que vous avez. Vous trouverez facilement les associations qui fonctionnent. Pour chaque tenue dont vous êtes satisfait(e), prenez la en photo ! Non seulement on oublie vite, mais surtout, cela donne des idées pour les jours où nous avons l’impression de rien avoir à se mettre.
  • Choisir des pièces simples : J’ai vraiment compris que le style ne s’achetait pas, et qu’il n’y avait pas besoin de posséder des vêtements sophistiqués pour avoir de l’allure. Quand on ne se connaît pas encore bien, je pense qu’opter pour des habits simples, bien coupés, avec peu de motifs, c’est jouer la sécurité. C’est également assurer une certaine pérennité au dressing. Je trouve cela tellement dommage de ne porter qu’une seule année un vêtement, parce qu’il s’est démodé l’année suivante…

Il y a tellement à dire, et cet article s’éterniserait si je continuais sur ma lancée. Je pense en écrire un autre, un peu plus personnel, sur le sujet. Est-ce que le thème vous intéresse ?

➤ Acheter plus responsable

On rentre dans la partie la plus délicate. Je suis moins à l’aise, car il m’arrive encore d’acheter des vêtements par plaisir, plus que par besoin ; et ce, sans forcément porter grande attention aux conditions de fabrication. En pleine période de soldes, je suis bien sûr tentée de profiter !

J’ai le sentiment que je suis vraiment en train de me construire un dressing idéal (dans le sens où tous mes vêtements me plaisent et répondent aux critères cités au dessus). Cependant, cette démarche prend du temps, demande de la patience, et forcément un peu d’investissement. Cela fait environ deux ans que j’essaie d’harmoniser mes vêtements et que j’achète dans une optique « longue durée ». Je fais les soldes une à deux fois par an, et je n’achète pratiquement rien en dehors. Voici quelques pistes pour profiter intelligemment des promotions, et pour ne regretter aucun achat :

  • Faire une liste de ses envies : Je trouve ça super pratique et sensé. Par exemple, cette année j’ai noté sur mon téléphone une liste des 7-8 articles dont j’avais besoin, et je n’ai rien acheté en dehors. Pas besoin de m’acheter un énième jean alors que ceux que je possède sont en très bon état et bien coupés.
  • Se poser mille questions : Acheter compulsivement, c’est souvent regretter ensuite. Je me pose maintenant plusieurs questions avant d’acheter. Est-ce que j’en ai réellement besoin ? Est-ce qu’il me sera facile d’associer le vêtement avec ceux que j’ai déjà ? Est-ce qu’il me va vraiment bien ? Est-ce qu’il est de bonne qualité ? Est-ce que je me vois le porter encore dans dix ans ? Est-ce que je l’aurais acheté s’il n’avait pas été soldé ? Je n’hésite pas non plus à sortir du magasin, à faire un tour et à y retourner si le vêtement me trotte encore dans la tête.
  • Préférer la qualité à la quantité : Un vêtement cher n’est pas synonyme de qualité. Par contre, un vêtement au prix riquiqui est rarement synonyme de durabilité. Après en avoir fait les frais plusieurs fois, je ne rentre même plus dans les enseignes « fast-fashion ». Coucou Zara et ses coutures qui craquent et ses boutons mal cousus ; hello Etam dont les culottes finissent en lambeaux après quelques mois ; bonjour aussi Eram et Minelli dont les semelles finissent chez le cordonnier après même pas dix utilisations… Bref, à chaque fois que j’ai été déçue de la qualité, cela a concerné un vêtement vendu « au rabais ». Je ne souhaite pas faire de généralités. J’ai gardé pendant plus de 10 ans certains tee-shirts H&M par exemple. Je vous invite donc à bien inspecter le vêtement sous toutes les coutures pour vérifier sa solidité et ses finitions avant de l’acheter.
  • Favoriser les marques qui font des efforts : C’est très, très difficile de s’y retrouver. Souvent on ne connaît pas grand chose des conditions de fabrication d’un vêtement. Comme je le disais, je cède souvent à la facilité et je fais du shopping chez les marques que l’on trouve facilement en centre-ville. Pourtant, certaines sont un peu plus engagées que d’autres. Par exemple, Bonobo possède une gamme éco-responsable et recycle nos vieux jeans. J’achète pratiquement tous mes pantalons chez eux maintenant. Ils sont parfaitement coupés, ne se détendent pas (très important) et sont suffisamment costauds pour résister à mon boulot en pleine campagne. Il y a une autre marque que j’aime bien également, c’est Caroll. En faisant quelques recherches, j’ai vu qu’ils faisaient eux aussi des efforts (25% de leur production a lieu en Europe, première boutique éco-citoyenne à Troyes…). Bref, les choses sont en train de changer ! N’hésitez pas à vous renseigner sur vos marques préférées.
  • Connaître les matières les plus écologiques/éthiques : Là aussi, tout est loin d’être noir ou blanc. Il apparaît quand même que certaines matières sont moins polluantes : la laine naturelle (se renseigner sur les conditions d’élevage), le lin (très peu gourmand en eau, local, résistant), le coton biologique, les fibres recyclées… De plus en plus, je consulte les étiquettes, tout comme pour mes cosmétiques. Je suis encore partagée concernant le cuir. Je voudrais me passer de cuir animal, mais j’ai encore quelques doutes concernant le cuir végétal. Est-il beaucoup moins polluant ? Tout aussi robuste et qualitatif ? Vos retours m’intéressent !
  • Craquer pour des pièces intemporelles : Cela rejoint un peu ce que j’écrivais plus haut, mais acheter un vêtement simplement parce que sa coupe ou son imprimé sont à la mode, c’est s’exposer au risque de ne plus le porter l’année d’après. Alors qu’il y a plein de jolies pièces indémodables, qui traverseront les années sans problème. J’essaie d’avoir vraiment cela en tête lorsque j’achète quelque chose de nouveau.
  • Considérer le seconde-main : Il n’est pas nécessaire d’acheter neuf pour donner un coup de jeune à sa penderie. Acheter des vêtements d’occasion est non seulement très économique, mais également très écologique. On peut les trouver en ligne (ne manquez pas l’article de Victoria qui donne des informations intéressantes) mais également dans les friperies ou chez Emmaüs. J’ai un peu de mal à m’y faire ; souvent je ne trouve jamais mon bonheur et je perds patience assez rapidement. Mais c’est une piste à creuser et je n’exclue pas du tout de retenter ma chance à nouveau.

Au final, la mode responsable, ce n’est pas simplement acheter des vêtements 100% biologiques. Cela englobe beaucoup plus de choses que cela. Cela nécessite de repenser tous ses acquis et d’oublier la croyance qui veut qu’il est nécessaire d’acheter beaucoup pour être heureux. Je pense que de petits gestes, même minimes, peuvent faire la différence à grande échelle. On ne sort pas facilement du schéma de pensée qui nous a été imposé depuis l’enfance, alors soyez bienveillants envers vous-même.

Sélection shopping

Si ce que j’ai tenté d’expliquer vous parle, voici une petite sélection shopping. Il ne s’agit pas de vous pousser à la consommation ; plutôt d’illustrer le type de style vestimentaire que j’aime et que j’essaie d’adopter. Autant que possible, j’ai essayé de privilégier des pièces durables, de bonne qualité et suffisamment classiques pour traverser les courants de la mode. Tout n’est pas 100% éthique – vous aurez, je crois, compris mon positionnement en lisant l’article ! Mais j’ai exclu tout ce que j’estime faire partie de la fast-fashion « de masse ».

La sélection contient des affiliés. Cela signifie que si vous achetez un des vêtements sélectionnés, je toucherai une petite commission. Cela ne change rien du tout pour vous, mais cela me permet d’amortir les frais liés à la tenue du blog. Merci beaucoup !

Pour en savoir plus :

Mode responsable : bons vêtements vs mauvais vêtements
Quelles matières choisir pour une mode éthique ?
Les chiffres effarants du gaspillage textile en France

Quelle est votre relation à la mode ? Essayez-vous également de consommer plus responsable ? Souhaitez-vous que je creuse plus le sujet à l’avenir ?

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mode responsable : consommer éthique et écologique

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9 commmentaires

  • Répondre Marie E. 23 janvier 2018 à 7 h 49 min

    Bonjour Astrid,
    Tout comme toi, ma consommation responsable est la plus compliquée concernant la mode. Les différents points que tu évoques concernant ton processus pour trouver ton équilibre me parlent totalement. D’ailleurs, comme toi, la mode responsable ne se réduit pas simplement acheter des vêtements 100% biologiques, selon moi.
    Je privilégie la qualité à la quantité, je pratique aussi la règle « un vêtement qui entre = un vêtement qui sort ». J’ai acheté ma première pièce éthique neuve récemment, dans une enseigne dont j’ignorais leur engagement. Tu en parles dans ton article, il s’agit de l’enseigne Bonobo, je ne savais pas qu’il avait une gamme éthique, et j’ai été ravie de le découvrir. Je me suis achetée une petite doudoune en polyester fabriqué à partir de bouteilles recyclées. Une bière qui était depuis longtemps sur la petite wish-list que je tiens également.
    Un article long peut-être, mais très bien rédigé, structuré et intéressant.
    Belle journée,

    • Répondre Rhapsody in Green 29 janvier 2018 à 11 h 11 min

      Coucou Marie,
      Nous sommes sur la même longueur d’onde. J’achète chez Bonobo depuis deux ans environ, et je trouve ça vraiment pas mal (tant au niveau de la qualité qu’au niveau de leurs engagements). Il faut que je pense à leur ramener mes vieux jeans la prochaine fois ! Merci pour ton message, belle journée !

  • Répondre Irène 23 janvier 2018 à 16 h 11 min

    J’essaie moi aussi de jouer sur tous ces aspects ! J’achète de moins en moins, quand je craque c’est d’occasion, mais ça se fait plus rare et j’y réfléchis souvent bien bien en avance. Je n’ai rien acheté en soldes pour l’instant et je pense que je ferai l’impasse cette année par exemple.
    Si jamais tu avais un moment, je viens de publier un article de réflexion sur la consommation responsable et ses limites sur mon blog et je serais intéressée par les retours d’auteurs de blogs comme le tien que je suis depuis longtemps 🙂

    Bonne fin de journée à toi !

    • Répondre Rhapsody in Green 29 janvier 2018 à 11 h 12 min

      Coucou Irène,
      En effet si tu n’as besoin de rien, alors pas besoin de faire les Soldes ! Cette période est très « tentatrice » et on peut vite se retrouver à acheter des choses que l’on regrette par la suite. Je vais jeter un œil à ton article. Bonne journée !

  • Répondre Cécé 1 février 2018 à 14 h 32 min

    Bonjour!
    Je lis régulièrement ton blog mais je crois que c’est la première fois que je commente.
    J’ai beaucoup aimé ton article et je me reconnais très bien dans tous les freins que tu cites. Pourtant j’habite Paris, donc j’ai un peu plus de choix, mais je trouve ça toujours compliqué d’acheter éthique. J’adore la mode et changer de look, et j’ai beaucoup de mal à me reconnaître dans les pièces de marques éthiques. Je suis fan des silhouettes classiques et près du corps et je trouve que le style est un peu trop « hippie ». Je travaille dans le milieu bancaire, je ne me vois pas arriver avec un pull loose bleu canard et un mom jean en comité de managers.
    L’autre problème c’est que souvent ces marques sont vendues en ligne et je déteste acheter des vêtements en ligne, je trouve que le rendu en « vrai » est souvent différent de la photo du vêtement porté par un mannequin, sans parler de la qualité du tissu. A cela s’ajoutent souvent des frais de ports et frais de retour qui sont à la charge du client. Ce qui est compréhensible, car ces marques ne font pas autant de marge qu’un géant comme Asos, mais ca reste de l’argent dépensé parfois pour rien. Il y a aussi le fait que je veux bien investir 100€ dans un pull de qualité mais parfois on met le prix et la qualité n’est pas au RDV… Autant sur un pull à 15€ je m’en remets facilement s’il s’abîme autant un pull à 100€ ça me fait mal au coeur.
    Je teste l’application Vinted en ce moment, j’aime bien car on peut filtrer les tailles et les marques qui nous plaisent. Pour l’instant sur 2 achats j’ai eu une bonne expérience et une mauvaise (colis jamais reçu), mais je vais persévérer et tenter des remises en main propre (plus facile quand on habite Paris j’en conviens). Je vais aussi aller chez Bonobo, je ne connais pas mais j’aime bien ce que je vois sur leur site, notamment pour porter les weekends.
    Ce dont je me rends compte, c’est qu’acheter éthique demande un sacré effort, alors que rentrer chez Zara et prendre un pull à 20€ pas du tout.
    Bref j’arrête là mon commentaire fleuve 😉 En tout cas je serai ravie de continuer à lire ton cheminement vers une mode plus éthique, sur comment tu essaies de te construire ton style etc…
    Bonne journée 🙂

    • Répondre Rhapsody in Green 5 février 2018 à 17 h 41 min

      Coucou,
      Je te rejoins totalement, je suis freinée par les mêmes aspects que toi. Dommage pour la mauvaise expérience avec Vinted, j’imagine que tu n’as pas eu de chance… En tous cas, merci beaucoup pour tes encouragements ! 🙂

  • Répondre Aurelia 13 février 2018 à 23 h 31 min

    Coucou Astrid !
    Merci pour cet article honnête, dans lequel tu n’as pas honte d’avouer tes faiblesses, je trouve ça rassurant.
    Je rebondis juste sur un point concernant les Points Relais. En fait c’est pas si « blanc » que ça. J’ai pendant longtemps donné dans ce réseau, jusqu’au visionnage de ce documentaire assez hallucinant sur le business caché du don de vêtement (https://www.youtube.com/watch?v=kONrEgQ9tmI&index=6&list=WL) . Dans le docu, on apprend notamment que les vêtements ne vont pas aux associations dont les autocollants sont portant apposés sur les bennes (du coup le chiffre que tu avances 97% m’étonne fortement). Le partenariat entre Relais et les ONG repose sur un don pour chaque tonne de vêtements collectée. C’est assez mensonger pour les personnes qui pensent que ces vêtements partent directement aux associations en question. Plus problématique selon moi: l’impact de ces dons sur le commerce local des pays destinataires, principalement africains. Sur le site de Relais, ils expliquent que plus de la moitié des vêtements collectés part en Afrique. Dans le documentaire, si tu as le temps de le regarder, tu verras que les conséquences pour les commerçants locaux sont désastreuses.
    Bien sûr, le fait que cette initiative ne soit pas parfaite ne l’empêche pas d’avoir du mérite 🙂 Le réseau relais s’inscrit notamment dans une logique de création d’emplois de réinsertion si je me souviens bien. Mais si le but est de donner à des associations locales, alors Relais n’est pas la solution. Dans ce cas, il est préférable d’aller directement dans les bureaux d’Emmaüs ou d’autres ONGs 🙂
    Bonne semaine!
    Aurélia

    • Répondre Rhapsody in Green 27 février 2018 à 13 h 46 min

      Coucou Aurélia !
      Je te réponds un peu tardivement, mais merci beaucoup pour les éclaircissements. Effectivement, je n’avais pas du tout vu les choses comme cela… Et cela m’attriste un peu. Le chiffre des 97% est donné par le site du relais lui-même, dans mes souvenirs.
      Concernant les conséquences pour les pays africains, j’en ai eu un petit aperçu en visionnant le documentaire sur la Fast Fashion. En gros, ces pays deviennent nos poubelles… Je suis donc un peu partagée sur la marche à suivre. Je donne également régulièrement à Emmaüs (pour les objets notamment), je crois que je vais y donner aussi mes vêtements à partir de maintenant. Merci !

  • Répondre Elise 22 avril 2018 à 13 h 44 min

    Comme toi j’essaie mais je suis loin du 100% éthique. Je trouve que c’est très difficile de remplir tous les critères alors j’ai fini par en choisir un seul, que je respecte : acheter le moins possible en quantité. Du coup j’achète dans des enseignes pas forcément éthiques mais je choisis des pièces intemporelles qui vont durer longtemps.
    Les marques éthiques c’est bien mais souvent ça veut dire acheter sur internet et pour les vêtements c’est rarement une réussite chez moi :/ (je les renvoie quasiment à chaque fois donc j’ai à peu près abandonné)
    Ton article est super complet 🙂 a force de traîner sur les blogs j’avais déjà lu toutes ces astuces mais un rappel ne fait pas de mal. J’ai remarqué que j’ai des périodes super « minimalistes » et des moments où je laisse un peu tomber … ce genre de contenu me remotive ^^

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